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L’A.B.C DE LA VIE

 Dans l’ordre surnaturel et naturel

Dans l’ordre invisible et visible Il existe l’immanence et la transcendance Qui déterminent l’essence même de la vie

Ce qui se résume deux choses ou mots : «Économiser et Aimer» Une loi passée à Adam et Êve : « Croissez, multipliez et dominez» Une loi que tout être digne d’esprit peut observer dans la nature Une loi qui permet à l’humanité de survivre et de se conserver.

Dominer, économiser prendre en charge son moyen de subsistance Se donner de vivres adéquats, être maître de sa vie matérielle C’est la première règle de la vie, la règle de la survie, primum vivere La règle de l’immanence qui assure la sécurité matérielle de la vie.

Vivre sans dominer sans économiser c’est la mort immédiate imminente L’homme doit chaque combler les vides de ses besoins primaires Manger, boire, dormir, se vêtir, se loger, tous indispensable à la vie C’est la satisfaction quotidienne des besoins qui garantit la survie

Économiser permet à l’homme de survivre mais pas de se conserver Si l’humanité s’adonne seulement à économiser après un siècle elle disparaîtra La règle de l’immanence de la survie ne garantit pas la pérennité de l’espèce Qui dépend d’une autre loi, la loi sacrée de la transcendance à savoir : Aimer.

Aimer, se multiplier, se reproduire, se fraterniser, fonction fondamentale de la vie Règle de la transcendance par laquelle l’humanité se préserve, se conserve La loi de l’entropie voulant que : «tout qui vit naît, grandit, et meurt» est transcendée Par la grande loi de la multiplication assurée par le jeu de naissance ou par l’amour

L’économie assure la survie matérielle, l’amour assure la conservation biologique Même si l’homme ne crée ni matière ni vie ni lois, il transcende la survie par l’amour Pour certains l’économie prime sur l’amour pour d’autre l’amour prime sur l’économie L’essentiel est de reconnaître que l’humanité n’existe pas sans économiser ni aimer

Économiser sans aimer un siècle seulement suffit à l’humanité pour disparaître Aimer sans économiser un mois ou un an seulement suffit à l’humanité pour mourir Sans économiser la mort est immédiate, la nécessité de satisfaire les besoins immédiats Sans aimer c’est la mort à long terme parce qu’on déroge à la règle de la multiplication

Économiser c’est l’industrie de la production, de la consommation et du marché Le jeu de service contre argent grâce à la bénédiction du métier et de la profession Aimer c’est l’institution du mariage, de la famille, le jeu de l’émotion de l’amour Qui implique l’engagement volontaire de deux partenaires à vivre sous un même toit

Quand l’homme suit seulement ses besoins immédiats auxquels il rend un culte Par la peur de la privation son instinct naturel le convertit en égoïste invétéré Qui n’hésitera pas à sacrifier ses besoins affectifs au profit de ses besoins immédiats Pour ensuite se doter d’esprit mercantile qui le convertit en avare, dictateur ou exploiteur

Dans la balance de la modération l’homme n’est pas de nature égoïste ni mercantile Car le moi toujours vient de l’autre, le père ou la mère, cohabite avec l’autre, frère Le culte exclusif du moi est absurde puisque le moi tire son existence grâce à l’autre Le moi si autonome soit-il, souffre de l’absence de l’autre donc d’un vide affectif

Comme le vide affectif n’est pas aussi pressant dictateur que le vide des besoins immédiats L’homme pense pouvoir en passer, mais comme chassez le naturel il revient au galop L’égoïste peut souffrir d’une crise d’existence qui le conduira à la folie voire au suicide Car malgré la sécurité matérielle il n’a pas su trouver le sens qui le rattache à la vie

Gros métier, gros job, gros solaire, grosse sécurité, grosse survie Mais la sécurité de la survie n’est pas l’assurance confiante de la vie L’assurance de la vie réside dans l’attache à la vie au sens affectif de la vie Grand amour, grand altruisme, grande affection, grande attache, grande vie

La grosse sécurité de la survie matérielle n’est pas la grande attache à la vie La sécurité est un acquis matériel (argent), l’attache un don cultivé devenant nature On peut acheter sa sécurité à prix de millions mais on ne peut acheter l’amour L’amour, soit qu’on a ou qu’on ne l’a pas! On peut acheter le sexe, mais pas l’amour.

L’homme qui vit sans amour n’est qu’un vieux tambour à même de résonner Il peut avoir l’adhésion à la vie, mais n’a aucune adhérence à la vie, vide d’assurance. Il ne croit ni dans l’autre ni dans la vie. Absence de l’autre, vide ou absence de la vie! Il ne peut devenir qu’un monstre : soit voleur, violeur, tueur, soit exploiteur ou zombie

Le drame affectif lié à l’égoïsme est comme la bulle financière amenant à la récession À la recherche de meilleurs rendements les investisseurs obsédés par le gain à court termes Au détriment de la performance à long terme selon une anticipation ou spéculation Si la spéculation ne coïncide pas à l’économie réelle, alors le drame la bulle éclate

Parce que l’homme est plus sensible à l’immédiat comme à la jouissance Il sacrifie les besoins affectifs émotionnels au profit de ses besoins matériels immédiats L’homme mange trois par jour, mais fait l’amour deux ou trois fois par semaine Fait la provision pour une semaine, mais la femme prend neuf mois pour accoucher

L’égoïsme souvent hédoniste ou épicurien, attaché à la jouissance voit le présent Au détriment du passé et de l’avenir. Pour lui la vie étant une courbe est un point Et c’est là que le bât blesse! Ne pas s’attacher ni au passé ni à l’avenir est un suicide! Le présent ne suffit pas pour découvrir le sens de la vie. Et le souvenir et l’espoir!

Est-ce possible, naturel ou humain de vivre sans souvenir sans espoir Comment tuer en soi la mémoire et le rêve pour la simple jouissance du présent Sans le risque de souffrir de l’absence de ses dimensions humaines essentielle à la vie Le fantasme peut être maître de l’homme pas de la nature, ni tromper la nature

La vie est le passé, le présent, l’avenir qui forment sa plénitude Présent sans passé c’est vivre sans référence, accessoire sans histoire Présent sans avenir, c’est vivre sans boussole, voiture sans lumière Sans histoire sans lumière, la vie à la paille au vent du hasard sans nul port.

Celui qui choisit de ne pas aimer doit aussi choisir quel monstre il va devenir Tout le monde sait bien que l’excès en tout nuit, en tout il y a une limite La vie n’est pas dans l’extrême, mais dans la modération l’équilibre de la balance Mais celui qui dit que tout est amour ne peut aussi devenir qu’un monstre

Soit le monstre agressif et jaloux qui décide de tuer si son amour est menacé Soit le monstre égocentrique qui décide de se suicide à la suite d’une peine d’amour Soit le monstre sauveur qui s’oublie pour soigner, l’autre prêt à se tuer pour sauver l’autre Soit le monstre dictateur possesseur qui enlève toute liberté à la personne aimée

Certains frères chrétiens dans l’abîme de la folie Disent d’être animé d’amour de générosité envers l’autre En s’oubliant, négligent à ses propres responsabilités Il joue le jeu du sauveur du monde ou du bon samaritain

En exerçant le culte de l’altruisme tiré à l’extrême au détriment d’eux-mêmes Ils décident de tout donner à l’autre en restant nu sans gardant rien pour eux-mêmes Alors qu’ils se disent combattre la nudité ou la misère dans le monde Ils acceptent volontiers de devenir nus pour sombrer dans la misère

Dans ce cas la nudité ou la misère ne finira jamais dans le monde Puisque ce qu’on combat comme mal pour l’autre on le réclame pour soi même Il est absurde de haïr la misère pour l’autre et de l’aimer pour soi même Il faut combattre la misère sur les deux fronts de manière universelle

Un combat humanitaire contre la misère au nom de l’humanité, universellement On doit d’abord la combattre chez soi même, puis la combattre chez l’autre Si ce combat n’est pas universel la misère résistera toujours dans le monde Si on est contre la mort, on ne peut décider de se tuer pour sauver l’autre Absurde voire aberrant d’aimer autrui plus que soi même. Rare mais ça existe!

17 octobre 2009